NOTRE LIBERTE CHERIE


Cafe des Libertes

Ceux qui peuvent renoncer à la liberté essentielle pour acheter un peu de sécurité temporaire ne méritent ni la liberté ni la sécurité.



Benjamin Franklin



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Une analyse des mesures COVID par Jean-Dominique Michel, en Suisse



L’auteur du crédit social chinois conseille son projet pour la France



Déclaration intéressante de Pavel Durov, PDG et fondateur de Telegram


Nous supposons généralement que le monde devient meilleur chaque année. Mais lorsqu'il s'agit des libertés individuelles, c'est le contraire qui se produit. La plupart des études montrent que l'humanité est aujourd'hui moins libre qu'il y a quelques années.

Il y a 20 ans, nous avions un Internet décentralisé et un système bancaire relativement libre. Aujourd'hui, Apple et Google censurent les informations et les applications sur nos téléphones, tandis que Visa et Mastercard limitent les biens et services que nous pouvons payer. Chaque année, nous cédons davantage de pouvoir et de contrôle sur nos vies à une poignée de dirigeants d'entreprise irresponsables que nous n'avons pas élus.

La plupart d'entre nous porte volontairement des dispositifs de localisation - nos téléphones - et permettent aux entreprises d'utiliser nos données privées pour nous cibler avec des contenus qui nous distraient avec des divertissements de faible qualité. Contrairement à ce qui se passait il y a 20 ans, nous sommes désormais entourés de caméras de surveillance, qui, dans des pays comme la Chine, utilisent l'IA pour s'assurer que personne ne peut se cacher.

En 2017, la Chine a dépassé les États-Unis en tant que plus grande économie du monde en termes de pouvoir d'achat, montrant au monde que les libertés individuelles ne sont pas nécessaires au développement économique. En regardant le succès de la Chine, davantage de pays deviennent autoritaires, limitant les droits humains essentiels tels que la liberté d'expression, de mouvement et de réunion.

Qui va régler ce problème ?

Les esprits les plus actifs et les plus créatifs de notre génération sont trop occupés à jouer dans le bac à sable appelé "libre entreprise", qui se rétrécit rapidement, ou à produire du contenu numérique pour que tous les autres restent collés à leurs appareils plus longtemps. Les autres semblent trop distraits par l'abondance de divertissements numériques bon marché pour évaluer la tendance de manière critique et prendre des mesures.

En regardant cela, je me demande ce que deviendra l'héritage de notre génération. Entrerons-nous dans l'histoire comme ceux qui ont laissé des sociétés libres se transformer en cauchemars dystopiques ? Ou se souviendra-t-on de nous comme de ceux qui ont défendu les libertés pour lesquelles les générations précédentes se sont battues si durement ?"

L'épouvantable rapport d’information du Sénat N°673

« fait au nom de la délégation sénatoriale à la prospective sur les crises sanitaires et outils numériques : répondre avec efficacité pour retrouver nos libertés »
Le rapport sur www.senat.fr
Nous avons été effarés par ce rapport du sénat. Il fait 180 pages et est passé plutôt inaperçu. Alors nous l'avons lu et vous en proposons un résumé.
Ce résumé a été rédigé par une équipe du Café des Libertés de Forcalquier s’inquiétant que le sénat puisse envisager un système de collectes de données individuelles et très intrusives pour être exploité dans une logique de surveillance, contraintes et punitions.

Vous allez découvrir que le sénat nous prend pour des enfants que l’on surveille, que l’on avertit, que l’on gronde puis que l’on punit.

Les textes extraits du rapport sont en italique. Pour chaque extrait nous indiquons la ou les pages d’où il est extrait.

Deux extraits du rapport sont éloquents :
  • « Il n’y a malheureusement pas de mystère : plus les outils sont intrusifs, plus ils sont efficaces. »

  • « dans les situations de crise les plus extrêmes, les outils numériques pourraient permettre d’exercer un contrôle effectif, exhaustif et en temps réel du respect des restrictions par la population, assorti le cas échéant de sanctions dissuasives, et fondé sur une exploitation des données personnelles encore plus dérogatoire. »

Le rapport du sénat (180 pages) en PDF

La synthèse du sénat (8 pages) en PDF





Le Sénat propose de créer un « Crisis Data Hub » (CDH) : « une plateforme de collecte et d’échange de données dont l’unique fonction est de répondre aux situations de crise (sanitaire ou autre), lorsque des croisements de données massifs et dérogatoires deviennent indispensables, pour sauver des vies sans condamner le pays.

Les données en question sont soit des données personnelles qu’il est inconcevable d’exploiter en temps « normal » (par exemple des données médicales croisées avec des données de géolocalisation), soit des données produites par des acteurs privés (opérateurs télécom, entreprises technologiques, entreprises de transport, établissements financiers etc.) qui n’ont aucune raison ni obligation de les fournir par ailleurs, ni même de s’y préparer.

Le rapport ne propose en aucun cas de collecter ces données, mais seulement de nous mettre en capacité technique et juridique de le faire rapidement, si jamais les circonstances devaient l’exiger, pour ainsi dire en appuyant sur un bouton. »
(Page 183)



LA FINALITE DU CRISIS DATA HUB
(Page 56) : « Ces outils sont les plus efficaces, mais aussi les plus attentatoires aux libertés – mais une fois de plus, il serait irresponsable de ne pas au moins les envisager, ne serait-ce que pour se convaincre de tout faire en amont pour ne pas en arriver là. De nombreux cas d’usages sont possibles, et notamment :
  • Le contrôle des déplacements : bracelet électronique pour contrôler le respect de la quarantaine, désactivation du pass pour les transports en commun, détection automatique de la plaque d’immatriculation par les radars, portiques de contrôle dans les magasins, caméras thermiques dans les restaurants, etc. ;
  • Le contrôle de l’état de santé, via des objets connectés dont l’utilisation serait cette fois-ci obligatoire, et dont les données seraient exploitées à des fins de contrôle ;
  • Le contrôle des fréquentations, par exemple aller voir un membre vulnérable de sa famille alors que l’on est contagieux ;
  • Le contrôle des transactions, permettant par exemple d’imposer une amende automatique, de détecter un achat à caractère médical (pouvant suggérer soit une contamination, soit un acte de contrebande en période de pénurie), ou encore la poursuite illégale d’une activité professionnelle (commerce, etc.) en dépit des restrictions. »
DONNÉES POUVANT ÊTRE COLLECTÉES PAR LE CDH SOURCES DE CES DONNÉES
  • Données d’identification individuelle (N° INSEE individuel, N° de sécurité sociale…)
  • Géolocalisation par le téléphone portable en utilisant les antennes GSM (Page 8,37,85)
  • Géolocalisation de proximité via le Bluetooth du téléphone portable (Page 109,112,114,…,147,…)
  • Données de mobilité (Page 8,12,49,50,54,…)
  • Données issues de titres de transport (Page 160,182)
  • Données d’établissement bancaire et coordonnées bancaires (page 17,126,143,144,158,160,177,182)
  • Données issues des opérateurs téléphoniques (Page 8,37)
  • Données issues des géants du numérique (Page 8)
  • Données de santé (page 63, 70,71,73,76,77,...)
  • Données génétiques (Page 52,53)
  • Le smartphone, ou le téléphone GSM (« le vieux Nokia »)
  • Les objets connectés : caméras de surveillance, caméras thermiques, objets connectés à la maison...
  • Fichiers scolaires de l’Education Nationale (Page 90)
  • Résultats de laboratoires privés, par ex. tests salivaires des enfants. (Page 90)
  • Fichiers de résidants (taxe d’habitation…)
  • Fichiers de données des opérateurs telecom, portant sur votre téléphone mais aussi sur votre Box.
  • Dossier médical individuel (page 52,53)
  • Etablissements financiers
  • Entreprises de transport
  • Entreprises technologiques
  • GAFAM


NOTRE OPINION

Sur la logique de surveillance, contrainte et punition
Une démocratie vivante se construit avec -et par- des citoyens responsables, impliqués, bien informés (et bien instruits).
Des citoyens « éclairés » et ayant confiance dans leurs instances gouvernementales n’ont pas besoin d’évoluer dans un système de surveillance, contrainte et punition.
Ce rapport nous laisse clairement penser que l’état français prend les citoyens pour des enfants immatures que l’on surveille, que l’on avertit, que l’on gronde puis que l’on punit.

Sur la dérive de notre système démocratique
Nous ne pouvons pas avoir confiance en ce système démocratique qui permet le vote d’une loi sans avoir au moins un quorum parlementaire décent.
Que penser qu’une loi de sécurité globale puisse être votée au parlement avec une petite centaine de députés sur un total de 577 députés ?
Nous pensons que notre système actuel n’est pas prêt : il ne présente pas de « gardes-fou » suffisamment fiables pour protéger nos données ET nos libertés.
Cafe des Libertes
Sur la confidentialité des données et la sécurisation de leur stockage
Le CDH constitue un trésor de données individuelles qui ne peut laisser indifférent des acteurs étatiques ou privés.
Nous ne pouvons pas avoir confiance en la confidentialité et la sécurité des données collectées dans ce CDH : Nous avons trop d’exemples de hackage de bases de données privées et/ou étatiques.

L’Assistance publique-Hôpitaux de Paris a communiqué avoir été victime d’un vol massif de données à l’été 2021. Ces données incluent l’identité, le numéro de sécurité sociale et les coordonnées des personnes testées», ainsi que «l’identité et les coordonnées des professionnels de santé les prenant en charge, les caractéristiques et le résultat du test réalisé». Les données personnelles d’environ 1,4 million de personnes – qui ont effectué un test de dépistage du Covid-19 en Ile-de-France mi-2020 – ont été dérobées lors d’une «attaque informatique», a annoncé ce 15 septembre l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP).

Sur l’absence de prospective sur l’usage de l’Intelligence Artificielle (IA)
Nous sommes surpris que l’utilisation de l’IA n’ait pas été évoquée dans ce rapport : l’IA a besoin de données, beaucoup de données, pour être efficace. Les données du CDH sont une aubaine pour l’IA.
L’IA permet de réaliser de nombreux progrès utiles, mais peut aussi être utilisée à mauvais escient. (Comme toutes les nouvelles technologies).



QUELQUES EXTRAITS DU RAPPORT

Pages 143, 158, 177 : « Il n’y a malheureusement pas de mystère : plus les outils sont intrusifs, plus ils sont efficaces. »

Page 160 : « Imaginons, par exemple, que seules les personnes diagnostiquées positives soient soumises à des restrictions, sous la forme d’une quarantaine obligatoire et effectivement contrôlée par géolocalisation. C’est effectivement intrusif. Mais si une telle mesure était décidée aujourd’hui, elle concernerait seulement 85 000 personnes, soit moins de 0,1 % de la population française, tandis que les 99,9 % restants ne seraient soumis à aucune mesure particulière : les déplacements seraient libres, les magasins resteraient ouverts, les écoles et les musées aussi. Et nous en aurions fini avec l’épidémie en quelques semaines. »

Page 53 : « en exploitant des données génétiques, il pourrait être possible d’identifier immédiatement les personnes réceptives à un variant très rare d’un virus, ou à un vaccin ou traitement particulier, et de mobiliser ainsi les ressources médicales de façon beaucoup plus efficiente. Sans aller jusque-là, la simple exploitation automatisée du dossier médical de chaque individu d’une population cible pourrait déjà permettre de faire beaucoup ; »

Page 55 : « Mais la contrainte change de nature dès lors qu’elle s’exerce par un contrôle, le cas échéant assorti de sanctions. Et c’est précisément là que le numérique pourrait être le plus efficace. Précisons qu’il existe des formes de contrôle ou de contrainte plus implicites, mais non moins efficaces : un portique d’entrée dans le métro qui se mettrait à sonner très fort au passage d’une personne contagieuse ou censée être confinée serait dans la plupart des cas suffisamment dissuasif pour qu’il ne soit même pas nécessaire de transmettre cette information aux autorités chargées de contrôler le respect des règles. Début 2021, la presse a rapporté le cas d’un boîtier connecté, porté autour du cou, qui sonnerait (avec un son de 85 décibels) en cas de non-respect des règles de distanciation par les salariés d’une entreprise. L’initiative a été dénoncée comme anxiogène et inacceptable. Techniquement, toutefois, nul besoin d’un boitier autour du cou : un smartphone peut faire la même chose avec son Bluetooth, et un son de 100 décibels. »

Page 56 : « Enfin, dans les situations de crise les plus extrêmes, les outils numériques pourraient permettre d’exercer un contrôle effectif, exhaustif et en temps réel du respect des restrictions par la population, assorti le cas échéant de sanctions dissuasives, et fondé sur une exploitation des données personnelles encore plus dérogatoire. »

Page 57 : « le numérique pourrait permettre d’internaliser une fraction du coût collectif correspondant au comportement de chaque individu ou de chaque groupe de personnes. Appliqué au confinement, le raisonnement serait le suivant : chaque sortie de mon domicile comporte un risque, non seulement pour moi-même mais aussi pour le système de santé dans son ensemble. Si je préfère malgré tout disposer de ma liberté d’aller et venir, et que je sors effectivement de chez moi, il est légitime que j’assume en contrepartie une fraction du surcoût payé par la société du fait de l’épidémie, par exemple sous la forme d’une petite hausse de mes cotisations sociales si le nombre ou la durée de mes sorties excède un certain seuil. »

Page 83 : « Le numérique permettrait d’adopter une toute autre logique : au lieu de repérer une fraction dérisoire des infractions mais de les sanctionner très sévèrement, il serait théoriquement possible d’atteindre un taux de contrôle de 100 %, et d’alléger les règles en conséquence. »

Page 85 : « Par exemple, et sans présumer de la pertinence de ces mesures puisqu’elles n’ont pas été testées, peut-être aurait-il été possible d’utiliser les données des antennes GSM pour repérer des attroupements ou des rassemblements trop importants, permettant le cas échéant d’intervenir, sans pour autant lever l’anonymat des personnes. »

Page 86 : « S’agissant de mesures plus ciblées, au niveau individuel, celles-ci n’auraient pas nécessairement été très intrusives : par exemple, l’envoi automatique d’un SMS de rappel à toute personne s’éloignant de sa zone de quarantaine, sans levée de l’anonymat ni transmission des données à qui que ce soit. Techniquement, il n’existe aucun obstacle à un tel dispositif, que les opérateurs téléphoniques pourraient mettre en oeuvre rapidement. »

Page 87 : « L’identité numérique est la clé de voûte de l’État-plateforme. Celle-ci permettrait à chacun d’accéder à l’ensemble des services publics au moyen d’un identifiant unique prouvant son identité de façon certaine et sécurisée. Elle ouvrirait la voie non seulement à l’allègement considérable des démarches de la vie quotidienne, mais aussi au développement d’une offre de services nouvelle, venant aussi bien de l’État que des collectivités locales et de la sphère sociale, mais aussi du secteur privé ou associatif. »

Une note interdit aux gendarmes d’exprimer une opinion sur le vaccin contraire à celle du gouvernement… y compris sur leur messagerie privée


« note express n° 050481 GEND/CAB » du 17 août 2021 « relative à la vaccination des militaires de la gendarmerie contre la COVID-19 »

« Les militaires qui expriment ou diffusent une opposition aux dispositions réglementaires relatives à la vaccination contre la COVID-19 ou une opposition à la politique gouvernementale conduite pour gérer la crise sanitaire, soit oralement, soit par écrit, dans la sphère professionnelle ou sur Internet, y compris par messagerie privée, contreviennent au devoir de neutralité et au devoir de réserve que le statut militaire leur impose (article L. 4121-2 du Code de la défense). Les intéressés encourent une sanction disciplinaire et, le cas échéant, une suspension de fonction ».

Et pourtant voici ce que dit la loi en la matière de devoir de réserve des militaires et donc des gendarmes (article L4121-2 du Code de la Défense) : « Les opinions ou croyances, notamment philosophiques, religieuses ou politiques, sont libres. Elles ne peuvent cependant être exprimées qu’en dehors du service et avec la réserve exigée par l’état militaire. Cette règle s’applique à tous les moyens d’expression ».
Article L4121-2 sur Legifrance

Source : www.bvoltaire.fr

Petit conseil pour les gendarmes pour protéger leur vie privée : Les deux services sont gratuits en version de base !

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